Il y a une image qui me revient souvent quand mes clientes me parlent de leur quotidien en cette période de rentrée. Celle d'un sac à dos qu'on aurait mis sur les épaules un matin, sans s'en rendre compte, et qu'on aurait oublié d'enlever depuis. Un sac qui ne se voit pas, mais qui pèse. On l'appelle la charge mentale.
En septembre, ce sac se remplit vite. Les horaires à reconstruire, les rendez-vous à caler, les repas à penser, les affaires de sport à ne pas oublier, les mails qui s'accumulent. On gère, on anticipe, on organise pour tout le monde. Et souvent, on est la dernière personne dont on s'occupe.
Ce qui me frappe, après toutes ces années de pratique, c'est que la charge mentale ne reste pas dans la tête. Elle descend dans le corps. Elle s'installe dans une nuque qui devient dure comme du bois, dans des épaules qui remontent vers les oreilles, dans une respiration qui se fait plus courte sans qu'on le remarque. Le corps garde la trace de tout ce qu'on porte.
Je le sens sous mes mains. Quand une personne s'allonge pour un massage après des semaines à courir, il y a d'abord ce corps qui reste sur le qui-vive, prêt à repartir. Puis, petit à petit, quelque chose lâche. Les épaules redescendent. La respiration s'allonge. C'est comme si le corps s'autorisait enfin à déposer le sac, ne serait-ce qu'un moment.
Je ne crois pas aux solutions miracles, et je ne vous en promettrai jamais. La charge mentale ne disparaît pas d'un coup de baguette, et un soin ne remplacera jamais un vrai partage des tâches à la maison ou un suivi médical si vous en avez besoin. Mais je crois profondément à l'importance de ces parenthèses où l'on cesse d'être utile aux autres pour redevenir, tout simplement, présente à soi.
En réflexologie plantaire, par exemple, j'observe souvent que le fait de travailler les pieds aide certaines personnes à sortir de leur tête. On passe des heures à réfléchir, à planifier, et voilà qu'une pression douce et attentive ramène l'attention tout en bas, vers le sol, vers l'ancrage. Beaucoup me disent qu'elles n'avaient plus habité leur corps depuis longtemps.
Si je peux vous glisser quelques gestes simples pour la maison : essayez, une fois par jour, de faire une seule chose à la fois. Boire votre thé sans regarder votre téléphone. Marcher jusqu'à la boîte aux lettres en sentant vos pieds toucher le sol. Ce ne sont pas de grandes choses, mais ce sont des façons de poser le sac quelques minutes.
Et puis, prenez le temps de repérer où votre corps stocke la tension. Pour certaines, c'est la mâchoire. Pour d'autres, le ventre, le bas du dos, la nuque. Ce repérage est déjà un début : on ne peut relâcher que ce que l'on a remarqué.
La rentrée nous demande beaucoup. Elle nous demande d'être partout à la fois. Mais je reste convaincue qu'on prend mieux soin des autres quand on a d'abord pris soin de soi. Ce n'est pas de l'égoïsme, c'est du bon sens.
Si vous sentez que votre sac est un peu trop lourd ces temps-ci, sachez que ma porte est ouverte pour vous offrir un temps de vraie détente. Vous pouvez consulter mes disponibilités et réserver en ligne sur energyvita.ch. Et d'ici là, prenez soin de vous, vraiment.